Changement d’heure, pourquoi est-ce si difficile ?

Changement d'heure

Ce week-end, nous changeons d’heure, nous « dormons » une heure de moins. Cette expression n’est vraie que pour ceux qui dorment à 3h du matin, moment choisi pour appliquer le changement d’heure. C’est la raison pour laquelle nous appréhendons plus le changement d’heure dans ce sens, mais il n’en est pas de même pour ceux qui travaillent de nuit 😉

Que ce soit le passage à l’heure d’été où on perd une heure, ou le passage à l’heure d’hiver où on gagne une heure, il bouleverse tout autant notre organisme, même si une heure, cela paraît peu.

Un peu d’Histoire-Géo

La décision de mettre en place ces changements d’heure est assez récente, elle date de 1975. La raison était économique : les heures de travail ont été calées sur les heures d’ensoleillement pour économiser sur le coût de l’éclairage.

La France n’est pas le seul pays à changer d’heure régulièrement. En particulier, tous les pays de l’Union Européenne y sont soumis, cela a été par ailleurs harmonisé en 1980 : tous les pays changent d’heure en même temps. C’est le cas également pour le Canada ou les Etats-Unis.

C’est la raison pour laquelle la décision d’y mettre fin n’est pas si simple à prendre. Si les discussions étaient bien avancées, les esprits se sont dernièrement focalisés sur la crise sanitaire du COVID.

Carte Pays

Tout est question de rythme

Comment fonctionne notre rythme ?

Nous sommes régis par plusieurs neurotransmetteurs, et en particulier :

  • Les excitateurs
    • La dopamine, notre démarreur du matin et qui donne ensuite :
      • La noradrénaline, qui nous tient éveillé en journée
      • L’adrénaline, qui intervient en particulier en cas de stress extérieur
  • Les inhibiteurs
    • La sérotonine, notre frein en fin de journée et qui donne ensuite :
      • La mélatonine, qui régule notre rythme jour-nuit et prépare un bon sommeil

Influence de la luminosité

Le spéléologue Michel Siffre a mené une expérience d’isolation temporelle en été 1962, à -100 m sous terre dans une grotte, et a pu montrer qu’en l’absence de stimulation lumineuse, le sommeil a une horloge propre, supérieure à 24h : pour lui, les journées étaient plus longues que pour ses confrères restés à la surface.

Tous les jours, cette horloge nécessite donc d’être « remise à l’heure » afin d’être correctement calée sur notre rythme circadien, c’est le rôle de la luminosité.

Après avoir pénétré dans l’œil, les rayons lumineux se transforment en signaux électriques qui agissent sur les neurotransmetteurs. La sécrétion des neurotransmetteurs est ainsi régulée par la lumière naturelle.

La sécrétion de la mélatonine est bloquée par la lumière, elle n’est donc pas libérée pendant la journée, mais uniquement la nuit. Elle augmente dès que la luminosité baisse (en général à partir de 21h environ) et atteint son pic vers 3h du matin.

Ainsi, un individu exposé à une lumière forte pendant la matinée s’endormira plus tôt le soir et se réveillera plus tôt le lendemain matin. A l’inverse, un individu exposé à une lumière forte le soir (comme les lumières bleues de nos écrans) verra son heure de coucher retardée, tout comme son heure de lever.

C’est la raison pour laquelle ce changement est mieux vécu pour les couche-tôt, leur horloge interne est re-synchronisée. Et inversement lors du passage à l’heure d’hiver.

Conséquences d’un dérèglement du cycle circadien

    • Fatigue
    • Système immunitaire affaibli
    • Troubles de l’humeur
    • Perturbation de l’appétit
    • Troubles du sommeil
    • Déficit de l’attention

Conseils pour que cela se passe en douceur

    • Eviter les excitants et le sport après 16h
    • Régler la température de la chambre sur 18-19°C
    • Se coucher et se lever à heures régulières
      • Se coucher le plus possible avant minuit et surtout dès les 1ers signes de fatigue (bâillements, paupières lourdes, picotement dans les yeux …)
      • S’exposer à la lumière naturelle dès le lever
      • Eviter les grasses matinées, préférez une sieste courte en milieu de journée
    • Manger léger le soir, assez tôt, et sans alcool
    • Eloigner tous les écrans le soir

Si la perturbation dure ...

Si les conséquences se font ressentir au-delà de cette période de changement d’heure, en particulier si on dort mal ou peu, c’est que peut-être le cycle est plus profondément impacté.

Dans ce cas, la naturopathie propose de nombreuses solutions, il y en a forcément une qui vous correspond :

    • Sophrologie
    • Réflexologie
    • Micronutrition
    • Phytothérapie
    • Aromathérapie

 

Laisser un commentaire